22 nov. 2009

21 novembre : ouverture de l'année du bicentenaire...

Samedi soir, nos frères assomptionnistes de Valpré célébraient l'ouverture de l'année qui célèbrera le bicentenaire de la naissance du Père d'Alzon, leur fondateur. Occasion de partager la vie des communautés (exposition, visite), de présenter le cheminement des laïcs (projection du film de KTO et débat), de célébrer ensemble notre désir d'hâter l'avènement du Royaume (eucharistie), de manifester la fraternité (repas)... Soeur Isabelle (de la communauté de Bondy) et Sr Illuminata étaient aussi parmi nous pour le week-end...

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Séminaire des chefs d'établissement


Du lundi 16 au jeudi 19 novembre, s'est tenu à Valpré le séminaire des chefs d'établissement d'Assomption-France.






Le thème en était :

"L'impact des nouveaux supports de l'information dans la vision et l'intelligence du monde : des évolutions pédagogiques nécessaires ?




Autant dire que nous avons été amenés à voyager sur le 6ème continent, de Wikipédia aux sites de nos établissements, des blogs aux espaces collaboratifs... Plusieurs intervenants ont éclairé notre démarche :
  • Agnès Rochefort-Turquin (Bayard) nous a introduit à la notion de culture générique, en particulier au moyen d'un texte de Michel Serres.
"Plongeant nos corps, nos intentions et nos groupes dans un espace nouveau, la culture générique éveille la mémoire gigantesque des choses du monde, des vivants, des autres, de moi, de mon corps. Qui sommes-nous ? Des parts disparates et totales de l'évolution. Des moi et un nous que ces récits assemblent, au milieu des choses." (Michel SERRES, La Culture Générique)

  • Marc Foglia a ouvert la porte sur la notion d'intelligence collective... Au-delà de la découverte du fonctionnement de ces espaces nouveaux de notre monde, la question intéressante était de savoir en quoi cela transformait la vision du monde, le rapport à celui-ci. L'impact sur les modes d'apprentissage a été abordé : entre opportunité et questionnement...
  • Soeur Claire Myriam a éclairé notre réflexion avec une couleur "Assomption" en nous présentant ses recherches sur Marie Eugénie et la presse. Autant dire que c'était une invitation claire à diversifier nos sources d'information, à avoir un souci constant d'élargir nos vues, à ne pas nous tromper de combat ...



Nous avons aussi parcouru, à travers quelques exemples concrets, notre rapport aux médias : Soeur Marie-Valérie nous a fait réfléchir à partir de la grippe H1N1 ; beaucoup d'entre nous ont partagé les réalisations de leurs établissements ; échange à partir du film "Home" de Yann Arthus-Bertrand...





Un autre moment fort : l'eucharistie célébrée par Monseigneur Batut, évêque auxiliaire de Lyon, au cours de laquelle les nouveaux chefs d'établissement ont reçu leur lettre de mission.






La dernière matinée a été consacrée à la pastorale d'engendrement : Soeur Marie-Isabelle et Soeur Véronique ont présenté ce type de pastorale et ses correspondances avec le charisme de l'Assomption.

La pastorale d'engendrement « ne vise pas d’abord à offrir une doctrine, un message ou à proposer une pratique sacramentelle ou autre. Elle désire faire advenir tout un chacun à son identité propre et veille à ce qu’il soit cohérent avec lui-même dans les décisions qu’il prend » (… ) « c’est l’art de rencontrer quelqu’un à hauteur de sa conscience… C’est l’art de susciter, par sa propre présence, l’autre en ce qu’il a de plus singulier… On pourrait utiliser une autre formule : la pastorale, c’est l’art d’engendrer des consciences. » (P. Christoph Théobald)

Evidemment, nous n'avons pas manqué de nous détendre ensemble ! De la visite des traboules au bouchon lyonnais, du beaujolais nouveau à la partie de Babyfoot... rires et partages fraternels !





16 nov. 2009

Accueillir le surgissement de l'imprévisible...

Voici un texte de Jacques Salomé que nous aimerions vous partager...

L'homme ou le désir de maîtriser...
Nous avons, pour la plupart d’entre nous, une tendance vivace à vouloir anticiper et de préférence maîtriser en permanence ce qui peut surgir de l’immédiat ou du futur proche et lointain. Non que nous soyons en permanence sur le qui-vive ou la défensive, mais cela nous rassure, semble-t-il, de prévoir et aussi de contrôler ou de tenter exercer une influence sur le surgissement de l’imprévisible.Toute l’histoire de l’homme peut s’entendre comme la tentative tenace, pathétique et souvent couronnée de succès, d’exercer un pouvoir sur son environnement, de le modifier, de le soumettre à ses besoins ou à ses pulsions ! (...)
Le cheminement de l’homme occidental est en ce sens exemplaire et il semble malheureusement devenir une référence pour l’ensemble de la planète.

L'abandon, le lâcher-prise... pour accueillir le miracle de l'imprévisible...
L’abandon, le lâcher-prise que certains recherchent, consiste d’une certaine façon à renoncer à une anticipation visant à la maîtrise du futur proche. Une manière d’entrer dans le mouvement de la vie au présent, de l’accompagner en respectant son rythme et ses ressources. Les planifications, les programmations et les organisations de toutes sortes, pour utiles qu’elles soient, laissent peu de place à l’improvisation ou plus simplement à l’accueil de l’imprévisible.Nous risquons ainsi de passer à côté des petits miracles du quotidien. Il semble que nous ayons de moins en moins de temps pour nous arrêter, accueillir, accompagner un événement, amplifier une rencontre qui auraient pu se révéler à nous chargés de possibles et de découvertes et transformer notre regard ou notre relation au monde.
Disponibilité et confiance...
Il y a, me semble-t-il, comme une accélération de plus en plus grande du temps, due à un éparpillement, à une sollicitation de notre attention qui nous décentre et parfois nous égare. Les comportements consommatoires laissent peu de place à un espace de rêve ou d’accueil dans lequel viendraient se loger l’inattendu ou se bercer la part de mystère qui est au coeur de toute vie. Accueillir l’imprévisible suppose une double disponibilité vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis d’autrui. Vis-à-vis de soi-même, quand nous ne cultivons pas l’auto-privation, quand nous sommes bien ancrés dans le présent, quand chacun de nos actes est en cohérence avec nos ressentis et nos valeurs, quand nos énergies ne sont pas mobilisées à gérer des situations passées ou à nous défendre contre des situations agressives au présent. Cela suppose aussi un bon ancrage et une capacité à se faire confiance.

Dans la confrontation... le surgissement de possibles...
C’est par la confrontation que peut naître le surgissement de possibles que nous n’avions pu envisager jusque-là et qui peuvent nous étonner et nous transformer.Vis-à-vis d’autrui pour accepter de se confronter à lui, de se laisser éventuellement influencer pour agrandir son propre champ d’action, pour mieux exister dans la richesse de nos différences.

"Comment un miracle peut-il arriver ? En sachant l’accueillir ", disait ma grand-mère.

Quelques visites de la première quinzaine de novembre...



Nous avons déjà évoqué la visite d'Eva et Ruffine, novices de 2ème année.Ce que nous ne vous avons pas dit, c'est que le lendemain Sr Elisabeth, maîtresse des novices, est venue à son tour parcourir les rues de Lyon avec nous ! Elle a aussi profité d'un regard sur le monde lyonnais, et contemplé la ville depuis les hauteurs de Fourvière.



Après le week-end Assomption Ensemble et une semaine bien remplie, le week-end dernier (14-15 novembre), fut de nouveau très riche de rencontres.



Samedi 14 novembre - 9h30 - Accueil de soeur Françoise.
Joie d'une relecture qui nous permet
de poser les jalons de notre recherche...




Samedi 14 novembre - 14h30 - Echange avec le Père Badaud, vicaire épiscopal. Occasion de découvrir le diocèse de Lyon et son questionnement ecclésial. Le père Badaud étant également chargé de la pastorale des migrants, nous ne manquons pas d'évoquer avec lui cette question, bien d'actualité pour la congrégation.









Dimanche 15 novembre - 11h30 - Arrivée de nos soeurs de Saint Gervais. Notre cuisine n'a jamais été aussi remplie ! Au cours du repas, nous avons la joie de fêter l'anniversaire de soeur Ghislaine : rires, échanges, vie fraternelle ! Couleurs internationales avec les cadeaux échangés...





Dimanche 15 après-midi - Soeur Françoise nous fait découvrir la Côte d'Ivoire et son expérience en C.G.P ... Un beau regard d'espérance sur le monde et sur notre congrégation...




"Marie Eugénie n’était pas à court d’espérance. Elle rêvait d’un monde où personne n’opprimerait l’autre. Sa vision du monde comme un lieu de gloire pour Dieu était fondamentale dans sa vie. Elle n’a épargné aucun effort pour faire de cette vision une réalité, en elle-même aussi bien que dans la société de son temps".
Soeur Diana, ouverture du CGP

12 nov. 2009

Connaissez-vous le lycée Saint Ambroise ?

En début de semaine, dans le cadre de son travail pour la Tutelle, Sr Véronique a passé la journée au lycée Saint Ambroise, à Chambéry. Nous vous proposons de le découvrir en images grâce au diaporama ci-contre et de visiter son site internet : http://www.st-ambroise.org/
Le lycée Saint Ambroise a été fondé en 1873 par les soeurs marcellines. Il appartient aujourd'hui au réseau Assomption-France.
Lycée d'enseignement général et technologique, avec aussi de l'enseignement supérieur, il est caractérisé par une grande ouverture :
- ouverture internationale
- démarche éco-responsable
- fêtes et actions de solidarité nombreuses...


Le Club Soli'Monde, animé par des élèves, est en particulier très actif dans le domaine de la solidarité.

Dans le projet pédagogique, on trouve cette conviction comme fondement :

A travers l'acquisition des savoirs, noyau dur de l'enseignement, l'objectif premier de la pédagogie, c'est :
DE PERMETTRE A CHACUN
DE DEVENIR SOI-MÊME
EN RENCONTRANT LES AUTRES
Si vous désirez en savoir davantage, n'hésitez pas à visiter le site du lycée !

Le paradoxe qui nous anime...

"Dans cette insécurité en raison des conditions matérielles, mais aussi en raison de la situation instable du croyant, nous avons vécu la présence du Seigneur. Nous vivons parfois dans une sécurité que Paul qualifierait de folie.

Je continue d'affirmer aujourd'hui encore ce que j'ai dit auparavant (au cours d'une eucharistie célébrée dans une banlieue d'Amérique Latine) :


Le Seigneur n'avait peut-être jamais été aussi proche de nous, puisque jamais nous n'avions tant manqué de sécurité..."


Pedro Arrupe


Ces dernières semaines, nous sommes frappées par le paradoxe évangélique qui traverse nos existences :

- entre stabilité et instabilité

- entre recherche d'appui et nécessité de les lâcher

- entre fragilité et roc

- entre cadre régulier et constant réajustement


Comme un appel à vivre ce paradoxe, dans un mouvement continuel de désappropriation et de lâcher prise... pour pouvoir rester libre, créer, accueillir l'autre...


N'hésitez pas à nous partager votre propre expérience de ce paradoxe...

8 nov. 2009

Une joie qui engage...

"Il me semble qu'au-delà du principe d'espérance, au-delà d'une volonté de reprendre en main notre histoire, c'est une certaine gaieté qui nous fait défaut. Je dis bien "une certaine", car celle que j'évoque ne s'apparente pas aux rigolades convenues, encore moins à la dérision généralisée ou aux sarcasmes malins (...) La joie véritable, celle que nous avons perdue, c'est celle de l'aube, des printemps, du lilas, des projets. Elle se caractérise par une impatience du lendemain, par des rêves de fondation, par des curiosités ou des colères véritables : celles qui engagent."
Jean-Claude Guillebaud, Le goût de l'avenir, Seuil 2003
Merci pour votre visite !